Yann CABAN, Chaudronnier soudeur
Chez AEB, Yann Caban répare et remet en état les équipements pour leur donner une nouvelle vie. Chaudronnier soudeur, il intervient principalement sur les godets, mais aussi sur des pièces spécifiques et des bras de pelle. Son métier demande de la précision, de l’ingéniosité et le goût du travail bien fait.
Son parcours est atypique. Après des études en architecture, Yann comprend que le travail de bureau ne lui correspond pas. Attiré par l’héroïc fantasy et le travail du métal, il décide de se lancer dans la chaudronnerie et la soudure. Pour se découvrir une vocation, il commence par forger une épée — et remporte un prix à la fin de son apprentissage. Aujourd’hui, fort de 30 ans d’expérience et d’un parcours qui l’a mené dans différentes régions de France, il apprécie chez AEB la diversité des tâches : « Ici, je fais de tout et c’est ce que je cherchais. »
Au quotidien, une grande partie de son activité consiste à réparer des godets. Il remplace les tôles, les lames et les dents, puis reprend les éléments abîmés pour que l’équipement retrouve toutes ses fonctionnalités. Il réalise également des attaches adaptées à des commandes spécifiques et intervient sur d’autres pièces de matériel.
Pour mener ses réparations de A à Z, Yann s’appuie sur des outils de mesure et de traçage, mais aussi sur des équipements de découpe et de soudure : scie, disqueuse, poste semi-automatique, matériel de soudure de précision ou encore chalumeau plasma. Et parmi ses indispensables, il y a aussi le marteau, qu’il surnomme « le docteur ».
Ce qui le motive le plus, c’est de trouver la bonne solution pour réparer une pièce, la remettre en service et voir le résultat concret de son travail. Une approche qui rejoint le projet AEB Vert : remettre les équipements en état et prolonger leur durée de vie, plutôt que de les remplacer par du neuf lorsque c’est possible. « Avec un peu d’imagination et d’huile de coude, on arrive à faire des miracles. »
À celles et ceux qui souhaitent se lancer dans ce métier, Yann rappelle qu’il est à la fois gratifiant et exigeant. La sécurité est essentielle : il faut utiliser les protections adaptées et travailler avec rigueur. Mais le plaisir, lui, est bien là : celui de « travailler avec ses mains et avec sa tête », puis de voir le travail accompli.